Mouvement
Pas besoin d’être danseur pour se laisser aller à l’expression de son corps. C’est pourquoi je préfère parler de mouvement plutôt que de danse, car la danse évoque la technique, la chorégraphie et l’agilité… ce qui peut être perçu comme une pression à la performance.
Pour moi, le mouvement recherche la poésie du corps. Lorsque nous parvenons à déconnecter notre esprit et à nous abandonner à notre propre sensibilité, nous nous surprenons alors à bouger d’une manière que nous n’aurions jamais imaginée auparavant. Nous découvrons une autre partie de nous-mêmes, dans le domaine du subtil, du beau, et nous entrons en connexion avec elle. Nous sommes en harmonie avec notre for intérieur. Les filtres issus de notre ego sont mis de côté.




Pas besoin d’être danseur pour se laisser aller à l’expression de son corps. C’est pourquoi je préfère parler de mouvement plutôt que de danse, car la danse évoque la technique, la chorégraphie et l’agilité… ce qui peut être perçu comme une pression à la performance.
Les bienfaits du mouvement sont immenses, infinis. Il permet d'abord de se connecter à soi-même, puis aux autres. Le mouvement rassemble les gens. Un nouveau langage, au-delà des mots, se met ainsi en place. Pour favoriser davantage cette connexion et stimuler la créativité, j'utilise parfois divers accessoires tels que des morceaux de tissu, des élastiques, des bâtons de bambou, etc. L'aspect sensoriel vient ainsi s'ajouter à l'aspect émotionnel.

Né au Japon en 1959, après les bombardements d'Hiroshima, le butô a rapidement été considéré comme une danse anarchique, car il s'opposait à toutes les règles strictes de l'époque.
Alliant danse et théâtre, il laisse une large place à l'improvisation. C'est comme si le corps était « mis en pilote automatique » et que l'on laissait nos mouvements intérieurs guider nos mouvements extérieurs. Spontanément, le corps exprime des émotions qui ne peuvent être exprimées par des mots. Il est très souvent pratiqué lentement, ce qui favorise une plus grande connexion avec notre propre sensibilité. De plus, la sensation de relaxation et d’ancrage que procure le butô est immédiate.
J’ai eu la grande chance d’être formée à cette pratique par la grande Juju Alishina, à Paris.

